Zarzis

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Informations touristiques A visiter Transport Forum de Zarzis
Poste stratégique de la Méditerranée du Sud, abri sûr et passage incontournable pour les navires, Zarzis, création du protectorat français sur l'emplacement de l'ancienne Gergis, fut un important comptoir phénicien de la petite Syrte, avant de passer sous le contrôle de Carthage et de Rome. Terre de récits fabuleux et de traditions millénaires, elle fut une étape de l'Odyssée. Cette ville de 100 000 habitants est souvent associée à Djerba dans les prospectus touristiques. On y retrouve, c'est vrai, les mêmes qualités : le même climat, les maisons blanchies à la chaux, les palmiers, les belles plages de sable blanc et de mer bleu-vert, le même souci d'intégrer l'architecture à la nature.
Depuis Djerba (El Kantara, au sud-est), on rejoint Zarzis par la "chaussée romaine", longue de 7 Km. A l'origine carthaginoise, elle fut par la suite renforcée par les Romains qui y avaient installé un système de moulins fonctionnant avec les marées, ancêtres des usines marémotrices. La chaussée actuelle date de 1953, et une grosse canalisation gâche un peu le paysage. La longue côte, bordée de villas et d'hôtels, constitue un autre capital de la région. Les belles plages de sable sont toutes devant les hôtels de luxe et assez loin du centre-ville. Elles alternent avec d'autres, rocailleuses et peu abordables. La ville s'étale paresseusement autour de son carrefour.
A l'emplacement de la Grande Mosquée, édifiée en 1978, se trouvait un ancien fort turc, ce qui témoigne de la riche histoire de la ville. Le centre est dominé par son minaret, les banques et les bâtiments administratifs, un "Grand Magasin" et un petit musée donnant à l'ensemble un air de modernisme. Son marché du vendredi dessert une région qui jusqu'en 1950 était considérée comme un pays de terres arides livré aux nomades. L'expérience française consistant à encourager la tribu bédouine des Accara à faire la culture des olives, sur un sol réputé incultivable, a réussi contre toute attente. Vaste vivier naturel, le lac El-Bihan représente un paradis pour les poissons qui viennent s'y reproduire.
La pêche à Zarzis, véritable spectacle, se pratique selon des techniques séculaires : dès qu'un banc d'ouzaffs, (poisson nain très prisé), est repéré, les rabatteurs se mettent à battre l'eau avec des palmes pour le pousser vers l'ouverture du "kiss", un fin filet savamment tendu. Salé puis séché au soleil, l'ouzaff est emmagasiné dans des amphores et consommé durant l'hiver. Zarzis est aussi une zone franche où les entreprises étrangères bénéficient de conditions fiscales particulières.