| - Les côtes

Nombreuses, bien équipées, capables d’offrir la
plupart des sports nautiques, réparties sur 1 300 km de côtes, les
plages volent la vedette aux autres motifs de visite parce que c’est sur
elles que la Tunisie a fondé son tourisme et près d’elles qu’elle
installe le visiteur. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses
et fréquentées, de début juin à fin octobre pour la plupart. L’axe
« soleil/repos/bronzage », une trilogie à laquelle il faudra bientôt
associer la triomphante thalassothérapie, commence à Nabeul et Hammamet,
se poursuit à Port El-Kantaoui, Sousse, Monastir, Zarzis et se termine
dans l’île de Djerba, où Homère plaça un séjour d’Ulysse, le plus
légendaire des voyageurs étant aujourd’hui très concurrencé. Pour
les plongeurs, les fonds marins de la presqu’île de Tabarka, au large
de la côte de Corail, constituent le meilleur endroit car ledit corail
n’y est pas rare.
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| - Les paysages et
l'habitat

Si la variété des paysages rend la Tunisie de l’intérieur
accueillante un peu partout, le sud est le plus captivant. Le voyageur se
voit d’abord proposer Tozeur et son oasis, l’une des plus belles d’Afrique,
flanquée quelques kilomètres au nord de l’oasis de montagne de Midès
et du village de montagne de Tamerza. Vers le sud, il emprunte l’une des
routes les plus insolites qui soient, celle qui traverse la vaste étendue
de sel du chott el-Djerid : mirages garantis selon l’imagination de
chacun ! Vers l’ouest, il rencontre une autre oasis de renom à Nefta.
Vers l’est, il découvre les habitations troglodytes de Matmata et la
route des ksour, aux sites et aux traditions pittoresques : Ksar Ouled
Soltane, Ksar Ouled Jebbab, Ksar Haddada, Ksar Ghilane et surtout Chenini,
véritable nid d’aigle, le plus typique des villages berbères.
Les atouts du Sud tunisien masquent ceux de la partie nord du pays, dont
trois au moins doivent attirer l’attention : la table de Jugurtha,
curieuse butte isolée; les escarpements du djebel Zaghouan; les falaises
du cap Blanc, accessibles à partir de Bizerte via une route en corniche
et qui dominent la Méditerranée par un à-pic d’une centaine de mètres.
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| - Le désert

Le Sahara s’annonce par le biais du Grand Erg oriental.
La petite ville de Douz, qui connaît à la fin du mois de décembre un
festival mettant en valeur les traditions des populations sahariennes, est
le point de départ des méharées : choisie entre novembre et avril, une
semaine où l’on alterne la marche et la balade à dos de dromadaire
tout en sympathisant avec les chameliers peut rapidement se révéler un
grand moment. En outre, l’itinéraire traditionnel qui va de Douz à
Ksar Ghilane connaît de plus en plus de variantes, entre autres une étape
à la source chaude d’Haouïdet.
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| - Les villes et les
monuments

Tunis, comme les villages alentour
(Sidi Bou Saïd, La Marsa), est un endroit
plaisant. Européenne sur l’avenue Bourguiba, la ville retrouve ses
traditions dans sa grande et belle médina, surtout lorsqu’on atteint
les alentours de la mosquée al-Zaytuna, la plus réputée de l’endroit.
On prendra garde de ne pas oublier la visite du musée du Bardo, où se
rencontrent, de l’avis de beaucoup, les plus belles mosaïques du monde.
Sousse possède une très intéressante médina,
une Grande Mosquée et un important ribat (couvent fortifié). Les
remparts et le ribat de Monastir, ancienne
ville punique chère à Bourguiba, valent également le détour. Kairouan,
quatrième ville sainte du monde musulman (Grande Mosquée de Sidi Uqba,
mosquée du Barbier, mosquée des Trois Portes), est également réputé
pour la qualité de son artisanat (tapis).
Si, de Carthage, il reste plus l’évocation de son importance historique
que les murs, l’amphithéâtre d’El Djem, les
vestiges de Bulla Regia (thermes, amphithéâtre, mosaïques), les temples
de Sbeïtla et les imposantes ruines de Dougga
rappellent l’époque romaine, alors que la synagogue de la Ghriba, dans
l’île de Djerba, est d’une architecture très
ancienne.
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