Kelibia

Kelibia est une petite ville donnant sur le détroit de Sicile, qui donne l'impression d'être entourée d'eau. Tour à tour punique, éphémère comptoir de Syracuse (Aspis), romaine (Clipea), byzantine, arabe, espagnole, turque, Kélibia est le type même de ces villes qui, à force d'avoir été de toutes les nationalités, ne sont plus que méditerranéennes.

Son emplacement si stratégique a sans doute été à l'origine de sa ruine. Occupée par Agathocle en 310 av J-C, puis par Regulus en 256, elle a subit le même sort que Carthage à l'issue de la troisième guerre punique. Sa position lui valut par la suite plusieurs invasions dont les plus importantes sont celles des espagnols (1535-1547). De ces attaques à répétition ne subsistent que quelques rares monuments qui témoignent de la richesse du passé de Kélibia.

Il n'existe aucun monument punique ni même romain. Le monument le mieux préservé jusqu'à nos jours est sans doute la forteresse construite par les byzantins à la fin du sixième siècle, remaniée et restaurée tour à tour par les espagnols et les turcs. L'ascension au fort, qui abrite un phare et une station météorologique, vous permettra de jouir d'une très belle vue panoramique sur le petit village blanc, le petit port et les plages de sable fin.

Kélibia, tout comme les autres villes du cap, vit de la culture des vignes dont la production un bon muscat sec apprécié par les connaisseurs. Tous les deux ans, le village de kélibia est envahit de cinéphiles pour apprécier les oeuvres des cinéastes et acteurs au cours du festival du film amateur qui se tient en été.