Les
maisons souterraines
Elles ont longtemps intrigué les archéologues et suscité la curiosité
des touristes. Ces maisons situées à 5.5 m du sol sont une énigme archéologique,
elles comprennent un étage souterrain avec une cour à péristyle, un
triclinium et deux chambres. Il ne s'agit pas d'un simple sous-sol mais
d'une luxurieuse villa ventilée et éclairée naturellement. Les spécialistes
se divisent en deux clans et chacun d'entre eux essaye d'argumenter
son hypothèse. Pour certain la hausse du mercure en été qui peut atteindre
des record de 45 voir de 50° serait derrière ces édifications qui présenteraient
un système de climatisation avant l'heure. L'autre camp rejette cette
hypothèse en avançant un argument logique. En effet, il existait des
cités romaines où il faisait plus chaud et aucune construction souterraine
n'a été trouvée jusqu'à nos jours. Ils expliquent ce genre de constructions
par le fait qu'il ait eu un développement urbain très important dans
la région et les autochtones ont essayé d'agrandir leur espace vital
en dépit des contraintes urbanistiques.
La
maison de la chasse
C'est la maison la plus vaste et l'une des mieux conservée.Elle
porte son nom à cause de la mosaïque retrouvée sur le sol de celle-ci.
Il s'agit d'une scène de chasse qui nous renseigne sur l'environnement
immédiat du site : le jebel R'bia qui fut incendié par les Beni
Hilal au XIe siècle.
La
maison de la nouvelle chasse
Elle présente de belles scènes de chasse dans le rez-de-chaussée.
Malheureusement ces mosaïques sont en mauvaises état de conservation
et ceci est dû au fait des travaux entrepris à l'époque byzantine afin
de creuser des tombes.
La
maison de la pêche
Cette maison, la plus fraiche en été, est à la fois l'une des plus
grandes et l'une des plus mal conservée à cause de l'humidité.
La
maison d'Amphitrite
Le rez-de chaussée est très abîmé, la mosaïque est conservée au
Musée du Bardo.
Le
théâtre
Il a conservé ses gradins inférieurs et des éléments de sa scène.
Pour l'anecdote, Saint Augustin reprochait dans ses sermons à la population
de Bulla Régia de trop fréquenter le théâtre et les lieux de plaisir.